Scaër
Ville de 

Période néolithique
monnaie1Le menhir Saint Jean témoigne de l'occupation du territoire de la commune à la période néolithique.

Période gallo-romaine
La présence gallo-romaine est attestée à Scaër par la trouvaille en 1886 de pièces romaines sur le territoire de la commune.

XVe siècle
En 1457, Arthur III, connétable de Richemont, devient duc de Bretagne. Comme il devait se rendre à Tours pour offrir son hommage au roi de France, Charles VII, son suzerain, il voulut donner à la cour, le spectacle d'un grand "bouhourdeix" (tournoi de chevaliers). Il demanda au baron de Quimerc'h, en Bannalec, de chercher dans sa région et de lui amener les meilleurs lutteurs. Le vieux connétable ne connaissait pas en Bretagne, disait-il, pour les opposer aux Français, de plus solides gourenieren (lutteurs de gouren lutte bretonne) que ceux de Rosporden et de Scaër.

XVIIe siècle
1675 : Révolte des Bonnets Rouges. Des habitants de la paroisse participent au pillage le 11 Juillet 1675 et les jours qui suivent du château de Kergoet en Saint-Hernin propriété du sieur Le Moyne de Trévigny. Scaër figure parmi les 17 paroisses qui doivent verser 50 000 £ en dédommagements au propriétaire du lieu : Scaër est imposée à hauteur de 2000 £.

XVIIIe siècle
1779 : Une épidémie de dysenterie, qui sévit dans la région, décime entre juillet et septembre 10 % de la population de la paroisse (environ 350 personnes). 1795 : Passage du constitutionnel Jacques Cambry à Scaër qui laisse un témoignage assez complet mais pas toujours très complaisant sur le Scaër d'antan dans son ouvrage Voyage dans le Finistère. En voici deux brefs passages, le premier est relatif aux principales occupations des hommes et le second à l'état du bourg : « Le pays en général est mal peuplé. Des échanges répétés de grains, de bestiaux, et de denrées de toutes espèces, eaux de vie, vin, etc... en font subsister les habitans. Ils parcourent sans cesse les foires de Châteauneuf du Faou, de Coray, du Faouët. Dans la commune de Scaër peuplée de cinq-cent hommes ont n'en compte que trois qui labourent la terre. Le reste agiote, commerce, est ouvrier, fait des sabots dans les forêts voisines ; il y a vingt-quatre auberges dans ce bourg.» et « De là on aperçoit l'aspect déplorable des rues de Scaër; une eau fétide, infecte et verte se putréfie dans de sales rigoles. Dans le coeur de l'été même une boue épaisse empêche de les traverser. L'hiver ce bourg considérable donne l'aspect d'un marais impraticable. Presque toutes les maisons de Scaër sont couvertes de paille, incommodes et mal fabriquées avec les plus riches matériaux, les pierres les plus belles».

XIXe siècle
1830 à 1850 : Fréquents séjours du poète Brizeux à Scaër. 1873 : Démolition de l'ancienne église paroissiale de Scaër datant du XIe siècle jugée par le recteur trop vétuste et trop petite pour accueillir les nombreux fidèles. Celle-ci est remplacée par une église de style néo-roman correspondant plus à ses attentes. 1896 : Ouverture de la ligne de chemin de fer du Réseau breton Rosporden-Carhaix passant par Scaër qui contribue au désenclavement de la commune.

XXe siècle
1922 : Mise en place de l'activité de papeterie sur le site de Cascadec. 1944 : Les combats de la Libération font 18 victimes à Scaër et Tourc'h.